Les noires dessous d’une erreur médicale

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Épisode No 1 : Bref aperçu

Une réflexion
Je n’avais jamais imaginé que la justice de mon pays ne fonctionnait pas comme elle le devrait et encore moins qu’elle ne me protégerait pas.

Un bref aperçu de mon histoire
Quinquagénaire, jadis en forme, très sportive et cadre administratif ma vie à basculé il y a cinq ans des suites d’une erreur médicale. L’attitude inadmissible du médecin fautif m’a invitée à déposer plainte alors que j’avais simplement besoin qu’il reconnaisse sa faute et s’en excuse. Il est essentiel d’être assez humble et courageux pour reconnaître mais aussi assumer ces bourdes, volontaires ou non.

Le médecin
À l’empathie inexistante, manipulateur et égocentrique, ce pauvre bougre a le profil type du pervers narcissique. J’ai choisi de l’appeler Hugo Centrique. Malheureusement, c’était mon ancien médecin traitant et, vous l’aurez deviné, il nie toute responsabilité dans cette affaire. Pour quelqu’un qui n’a soi-disant rien à se reprocher, il est bon de savoir qu’il a pris soin de jeter l’original de mon dossier médical, l’a remplacé par deux photocopies raturées et falsifiées puis, par un grand hasard, la majorité des consultations médicales qui ont suivie l’erreur ont disparu de mon dossier médical. En deux mots, il a fait disparaître les éléments de preuves qui risquaient de le confondre. Il a fait quelques erreurs cependant…

Le procureur
Je n’ai pas encore cerné avec certitude le rôle exact du procureur dans cette affaire ou… trop bien cerné. D’évidence ce n’est pas bon signe. D’autant plus que les agissements du médecin, tel que destruction de preuves ou grossiers mensonges, ne l’ont pas même fait sourciller. Et, cerise sur le gâteau, le procureur prend pour argent comptant les mensonges du médecin qui, rappelons-le, est le prévenu dans cette affaire. Pour ma part, et après avoir enquêté plus d’une année (la police n’a absolument rien fait et je me demande pourquoi) j’ai été en mesure de prouver toutes mes accusations. Malheureusement la justice n’en a que faire.

L’expert, le deuxième
Le Prof. Jean Cétout, expert mandaté par un centre d’expertise de réputation mondiale. Un de ces jours, je vous révèlerai la véritable identité de cette entité en laquelle j’avais la plus grande admiration. Pour l’instant, allons-y pour : Le Centre Constantin Bécile. Cet « expert » suggère une maladie de base qu’il n’est pas même en mesure de nommer, une évolution naturelle qu’il ne peut argumenter pour expliquer mon état de santé, ne dément pas le fait que je travaillais au moment de l’erreur et m’invente un tableau somatique douloureux. Une cicatrice par l’opération du saint esprit.
Aux dernières nouvelles, et après plus de quatre ans de procédure, le procureur penche pour un non-lieu.

Le coin des questions
Avez-vous déjà été victime d’une erreur médicale ?
Bonne ou mauvaise, si vous souhaitez partager votre expérience, contactez-moi ou partagez-la dans les commentaires ci-dessous.
Ensemble nous serons plus fort.

À suivre…

Lizzybelle

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Dupasquier Jean-Marc
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Dupasquier Jean-Marc
J’ai subi une opération à la colonne vertébrale en 2011 puis une deuxième en 2012. Fin 2012, lors d’une consultation, un médecin me dit qu’il ne pouvait plus rien faire pour moi. J’étais consterné car mes douleurs s’étaient amplifiées. En effet, en plus d’avoir mal au bas du dos, j’avais des sensations de brûlures intenses de chaque côté de la colonne vertébrale. Par ouïe dire, j’ai été en consultation chez un médecin de Lausanne qui, voyant mon état, n’a pas osé m’opérer à nouveau mais, il m’a indiqué un autre médecin qui, pour soulager ces douleurs vicieuses m’a proposé une… Read more »